— Mais Mahmoud, pourquoi fais-tu cette tête ? demanda Grand-mère en voyant Mahmoud assis dans un coin, l’air contrarié.
Ahmad répondit :
— Il ne reste que quelques jours avant la fin des vacances. Papa avait dit qu’il nous emmènerait quelque part, mais Mahmoud insiste encore.
Gudiya :
— Oui, et il est en train de faire un caprice auprès de Papa.
Grand-mère :
— Hum… je vois. Alors, Mahmoud, où voudrais-tu aller ?
Mahmoud, en boudant :
— N’importe où ! Au parc, à la plage ou dans un parc d’attractions. Grand-mère, s’il te plaît, parle à Papa. Il t’écoute toujours !
Grand-mère :
— Très bien. Ce soir, je lui dirai de vous emmener en sortie. Tu es content maintenant ?
Mahmoud se mit à sauter de joie.
— Ma Grand-mère est la meilleure !
Le soir, lorsqu’ils rentrèrent, Mahmoud était épuisé, mais il raconta quand même à sa grand-mère toutes les aventures de la journée. Ahmad et Gudiya étaient eux aussi très heureux.
Gudiya :
— Merci, Grand-mère. Grâce à toi, nos vacances sont devenues inoubliables.
Ahmad :
— Oui, Grand-mère. Mais Mahmoud a aussi fait beaucoup dépenser Papa ! Il voulait monter sur toutes les attractions. Et il s’est même fâché sur place. Il a aussi demandé une glace qu’il n’a même pas terminée. C’est nous qui avons dû la finir, et en plus ce n’était pas mon parfum préféré !
Gudiya :
— Ahmad ! Tu ne fais que te plaindre !
Grand-mère :
— Si Ahmad souhaite recevoir un conseil, c’est très bien. Mais il ne faut pas parler des défauts des autres de cette manière.
Ahmad :
— D’accord, Grand-mère.
Grand-mère :
— Alors, Mahmoud, tu as dû bien t’amuser aujourd’hui ?
Mahmoud :
— Oui, Grand-mère, je suis très heureux. Merci beaucoup !
Grand-mère :
— Après votre départ, votre Nazim Atfal est venu à la maison. Il rappelait aux enfants de compléter leurs contributions au Waqf-e-Jadid. Il a aussi expliqué que lorsque Huzoor annoncera les résultats, l’enfant dont la tirelire contiendra le plus de contributions recevra de nouveau un prix cette année.
Ahmad :
— Oui, Grand-mère. J’ai même économisé mon argent de poche pendant les vacances. Nous devons remettre nos tirelires le 30 décembre.
Mahmoud :
— Mais moi, j’ai dépensé mon argent aujourd’hui pour les attractions. Je n’ai presque plus rien.
Ahmad :
— C’est pour cela que je te disais qu’un seul tour suffisait ! Moi, toute l’année, j’ai mis une grande partie de mon argent de poche dans ma tirelire. J’espère obtenir une bonne place cette fois-ci. Grand-mère, prie pour moi !
Grand-mère :
— Bien sûr. Cela me rappelle quelques histoires. Voulez-vous les entendre ?
Gudiya :
— Oui, Grand-mère !
Grand-mère :
— Huzoor (qu’Allah soit son soutien) a raconté qu’au Liberia, dans une Jama’at du comté de Cape Mount, un appel fut lancé après les prières du Maghrib et de l’Isha pour encourager les membres à contribuer au Waqf-e-Jadid.
À ce moment-là, deux petits garçons quittèrent la mosquée. Peu après, ils revinrent et offrirent chacun vingt dollars libériens.
Comme, là-bas, ce sont généralement les parents qui paient les contributions des enfants, le missionnaire leur demanda pourquoi ils avaient donné leur propre argent.
Les deux garçons répondirent :
— Nous avons appris que le Khalife de l’époque a dit que les enfants devaient eux aussi participer au Waqf-e-Jadid. Nous avons donc décidé d’économiser nous-mêmes afin d’offrir notre propre contribution.
(Homélie du vendredi du 3 janvier 2020)
Puis Huzoor rapporta un autre exemple provenant de la Jama’at de Cochin, au Kerala, en Inde.
Après une réunion au cours de laquelle les membres furent encouragés à participer aux sacrifices financiers, la fille de huit ans du président de la Jama’at arriva avec sa tirelire.
Elle dit :
— Monsieur le missionnaire, veuillez prendre tout l’argent qui se trouve dedans pour le Waqf-e-Jadid.
Il y avait environ 864 roupies dans sa tirelire.
Son père expliqua qu’elle économisait cette somme depuis longtemps avec l’intention de l’offrir comme contribution.
Il racontait :
— Lorsque je revenais de mon magasin, elle prenait toutes les pièces qui restaient dans mes poches et les mettait dans sa tirelire. Elle disait toujours : « Donne-moi ces pièces. »
Pendant plusieurs mois, elle économisa ainsi avant d’offrir toute la somme.
(Homélie du vendredi du 6 novembre 2020)
Grand-mère poursuivit :
— Au Canada, une étudiante universitaire raconte qu’un jour, la secrétaire locale du Waqf-e-Jadid lui conseilla de participer à cette contribution.
Elle lui dit :
— Allah éloignera ainsi tes difficultés.
À cette époque, elle ne possédait que cinquante dollars, ce qui représentait une somme importante pour une étudiante.
Malgré cela, elle donna la totalité au Waqf-e-Jadid.
Peu de temps après, elle reçut une bourse universitaire de huit cents dollars.
Allah la récompensa bien davantage que ce qu’elle avait offert.
(Homélie du vendredi du 5 janvier 2018)
Mahmoud :
— Grand-mère, moi aussi, l’année prochaine, je vais essayer d’économiser le plus possible dans ma tirelire du Waqf-e-Jadid. Et je dépasserai même Ahmad !
Grand-mère, en souriant :
— Incha’Allah. Maintenant, il est temps de vous reposer. Vous avez déjà passé toute la journée dehors. Votre Papa a pris congé demain, et nous partirons tous ensemble en pique-nique.
Les trois enfants partirent joyeusement vers leur chambre, tout en discutant avec enthousiasme des projets du lendemain.